Libre-penseur, rationaliste et humaniste, je me définis comme un optimiste
qui a une grande foi en l'Homme et ses capacités à faire du bien, mais ne néglige pas
les dangers que peuvent générer tous les obscurantistes du monde entier...

mardi 6 avril 2010

Bourguibisme

En commémoration du dixième anniversaire de la mort de l'ancien président de la république tunisienne Feu Habib Bourguiba, un article pour analyser et se remémorer les idéaux d'un homme qui a changé le cours d'histoire de tout un pays ne serait pas un luxe.
Si j'ai parlé de Bourguibisme, c'est d'abord parce que je crois que ce qu'a fait Bourguiba (malgré ses nombreuses erreurs) peut être qualifié de "doctrine" ou de mode de pensée, on ne peut pas en dire autant pour tout les leaders du monde entier.
N'étant pas adulte à la fin du règne de Bourguiba, les impressions que j'ai eu ont été fortement imprégnées par des avis très subjectifs de personne qui l'ont vécu pleinement, voire qui n'ont connu que ça, bien sur, à cela s'ajoute certaines études sur la période Bourguiba (et il y en a tellement peu) ainsi que des archives de ses discours d'anthologie qui faisaient vibrer son auditoire de manière très sincère et spontanée



Ce qui m'a impressionné dans le Bourguibisme pourrait se résumer dans les points suivants:

- Un charisme et une éloquence rarement égalés
- Des discours spontanés et surtout en dialecte tunisien
- Un langage proche des tunisiens, des exemples inspirés de leur vie quotidienne
- Une paternité (qui lui sera reprochée après) pour la Tunisie et les Tunisiens
- La sincérité politique: il n'a évoqué que rarement la démocratie et les libertés individuelles
- Un attachement jusqu'au boutiste au progrès au changement (ce qui le poussera -à tort je crois- à interdire le jeun au mois de Ramadan)
- Une laïcisation de la société et surtout de la politique (malgré l'utilisation de El Nahdha pour contrer la Gauche)
- Un profond attachement aux droits de la femme, un respect profond et non de façade pour cette moitié de la société tunisienne avec le CSP et ce en adéquation avec les attentes du peuple Tunisien contrairement aux affabulations de certaines personnes qui prônent un retour sur les acquis de la femme dans notre pays
- L'apprentissage de la vie aux tunisiens: "Il faut se raser", "prendre des douches", "bien s'habiller", "bien peindre sa maison" et plein d'autres "consignes"
- Le courage d'assumer ses erreurs (en faisant tomber d'autres têtes parfois) et de prendre des décisions qui ne peuvent plus être prises de nos jours (dissolution de l'EST par exemple)
- Le fait d'avoir misé sur la Tunisie et les Tunisiens, alors que d'autres chefs d'état arabes avait décidé de garder le peuple dans l'ignorance afin de mieux le gouverner, il a tout misé sur l'alphabétisation de toute la société même si cela lui coutera très cher après
Ceci est donc le récap de ce qui m'a impressionné personnellement dans cette idéologie là et non pas une critique ou un éloge d'un personne même si je la respecte beaucoup et aussi malgré tout les reproches qu'on peut lui faire notamment en ce qui concerne son fin de règne...

Vous pouvez écouter certains des discours de Feu Habib Bourguiba ici (Merci Moultaka.info)



Et pour finir, je voulais vous rapporter cette citation:

« Mon vœu est que vous vous armez d’audace pour venir à bout des traditions qui s’opposent au progrès. C’est à ce prix que nous pourrons mener à bien notre révolution sociale. » Habib BOURGUIBA. Monastir, le 14 Mai 1960

 

à bon entendeur

3 commentaires:

  1. le grand abscent de la période Bourguibe est la démocratie, c'est pourquoi les tunisiens d'aujourd'hui n'arrivent pas à la découvrir

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  2. « Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère ; je m’avance vers celui qui me contredit, qui m’instruit. La cause de la vérité devrait être la cause commune à l’un et à l’autre… »

    « Je festoie et caresse la vérité en quelque main que je la trouve et m’y rends allègrement, et lui tends mes armes vaincues, de loin que je la vois approcher. Et, pourvu qu’on n’y procède d’une trogne trop impérieuse et magistrale, je prête l’épaule aux répréhensions que l’on fait en mes écrits ; et les ai souvent changés plus par raison de civilité que par raison d’amendement ; aimant à gratifier et nourrir la liberté de m’avertir par la facilité de céder ; oui à mes dépens. Toutefois, il est certes malaisé d’y attirer les hommes de mon temps ; ils n’ont pas le courage de corriger, parce qu’ils n’ont pas le courage de souffrir à l’être, et parlent toujours avec dissimulation en présence les uns des autres. Je prends si grand plaisir d’être jugé et connu, qu’il m’est comme indifférent en quelle des deux formes je le sois. Mon imagination se contredit en elle-même si souvent et condamne, que ce m’est tout un qu’un autre le fasse : vu principalement que je ne donne à sa répréhension que l’autorité que je veux… »

    « Je cherche à la vérité plus la fréquentation de ceux qui me gourment que ceux qui me craignent. »

    Montaigne.

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